5 livres pour profiter de l'été
Les vacances approchent ! Voici notre sélection de livres à emporter partout avec vous, pour lire sous le soleil !
Balzac, Colette, Gary, Gide et Colm Toibin : nous avons choisi pour vous un titre parmi leur oeuvre prolifique, pour s'y plonger en douceur.
Les clowns lyriques — Romain Gary
Un des titres majeurs de l'auteur, mais méconnu. Romain Gary parvient ici à mettre en scène des personnages à la fois désabusés et pleins d'espoir et de passion. Leur quête de l'amour n'est pas une épopée, mais plutôt une chose laissée entièrement au hasard, comme pour montrer qu'on ne peut pas contrôler le cours de nos vies.
« Encore faut-il donner une chance à la rencontre, donner une chance à la chance. »
Les faux-monnayeurs — André Gide
Le roman démarre avec un adolescent qui quitte son foyer, et se complexifie au fur et à mesure qu'il avance : on croise tout un réseau de personnages qui font face à leur propre quête intérieure. Le tout avec une originalité du récit qui le fait se déployer autour du journal d'un écrivain, lequel écrit un roman titré... Les faux-monnayeurs.
« Il est bon de suivre sa pente, pourvu que ce soit en montant »
Renée rejoint le monde du music-hall après son divorce. Elle s'y plaît, s'y épanouit, y tisse des amitiés et des liens forts. Jusqu'au jour où l'amour se présente à nouveau face à elle. Mais désormais, rien n'est plus important pour elle que sa liberté retrouvée.
« Partir, repartir, oublier qui je suis et le nom de la ville qui m'abrita hier. »
Le Lys dans la vallée — Honoré de Balzac
Félix tombe amoureux passionnément alors qu'il n'est même pas encore un jeune homme. Cette relation impossible devient alors la matrice des ses amours futures et le marque à jamais par son intensité et son inaccessibilité. Balzac signe un roman éclairant par son lyrisme et sa lucidité.
« Il est des pensées comme des blessures dont on ne revient pas. »
The Master — Colm Toibin
Dans ce roman-biographie, l'auteur irlandais nous dévoile l'écrivain américain-anglais Henry James, à travers les dernières années de sa vie. On découvre ses fantômes, sa vie intellectuelle européenne et ses relations. Ce qui frappe réellement est le contrôle qu'il avait décidé d'exercer sur sa vie afin de réussir à y faire face, en dévoilant si peu de lui-même.
« Parfois dans la nuit il rêvait des morts - visages familiers et d'autres, à demi oubliés, fugitivement invoqués par la mémoire. »
On recommande.
